A-Tension, approche holistique

La plupart des psychologues et psychothérapeutes proposent aujourd’hui leurs services en ligne.

J'en fais partie, depuis des années, mais le mouvement s'est amplifié avec la crise sanitaire, les complications pour les déplacements, l'insécurité pour certains, parfois la peur.

Mais peut-on véritablement se soigner via une webcam ou un appel  téléphonique? Ce mode de communication modifie-t-il le déroulé de la consultation ? A quels types de problèmes cela peut-il s’adresser ?

Forte de son succès, la psychanalyse en ligne attire ainsi plutôt des patients jeunes (20-45 ans en moyenne), hommes et femmes indifféremment maîtrisant les outils de connexion, mais pas que. Elle est utile dans de nombreuses situations : quand on a déménagé et que l’on souhaite continuer à consulter la personne avec laquelle on est à l’aise. Quand on est sans cesse en déplacement professionnel ou lorsque l’emploi du temps est si serré que l’on peine à dégager du temps pour soi : caser une consultation sur le temps du déjeuner, parfois au dernier moment, est appréciable. Même chose pour les mères au foyer qui ne peuvent pas consulter car elles n’ont pas de relais pour garder leurs enfants : grâce à la téléconsultation, elles peuvent le faire pendant la sieste des petits. Sans cette possibilité, beaucoup de gens ont du mal à consulter, simplement à cause de difficultés organisationnelles. Mais pas seulement.

Cette option arrange aussi les personnes qui ont du mal à se déplacer ( handicap, troubles paniques tels que l’agoraphobie), celles pour qui il est compliqué d’affronter le regard d’un psy (ex : perversions et troubles sexuels), mais aussi les expatriés. Outre la facilité d’accès à la consultation, ils apprécient de pouvoir se confier dans leur propre langue, cela leur manque au quotidien.

La thérapie en ligne a ce mérite de faciliter la démarche et de rendre accessible la consultation. Franchir le cap est moins impressionnant. De même "qu’aller chez le psy" semble moins lourd. La téléconsultation crée une sorte de protection, en particulier pour les gens qui ont déjà eu une mauvaise expérience en cabinet. Le patient est chez lui, plus à l’aise. Il se dit que si cela se passe mal, il peut se déconnecter : une option apaisante. Souvent, c’est ce cadre différent, celui du cocon intime, qui invite à la confidence. Dans un lieu où l’on se sent bien, il est plus facile de se livrer.

Facilité, rapidité, gain de temps sont surtout le trio gagnant de cette nouvelle forme de consultation. E-mail, téléphone ou échange en visio-rendez-vous, en une journée, il est possible de joindre son thérapeute ! Un avantage considérable quand on fait face à une urgence ou à un décalage horaire. "La thérapie avance d’autant plus vite que l’échange est facile et que le patient se sent acteur de son traitement : c’est lui qui décide quand et où consulter, cela le rassure considérablement", ajoute la thérapeute.

Devenu plus joignable, tel un confident privé, le thérapeute s’en trouve désacralisé : le patient, ayant certainement moins le sentiment de déranger a alors davantage le réflexe de demander de l’aide en cas de besoin. De son côté, le thérapeute tire aussi des bénéfices de cet exercice : Le gain de temps est valable pour le patient comme pour le thérapeute, alors...


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